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Boxe professionnelle

Toutin attend de voir

Boxe professionnelle
Le 09 Janvier 2018

 

Celui que beaucoup voient déjà, à vingt ans, comme la future grande star de la boxe hexagonale continue de progresser et d’ajouter de la technique à son punch dévastateur (9 v). 2018 devrait le voir franchir un nouveau palier.
 
 
Crédit photo  - Denis Boulanger -  Presse Sports
 
Au programme de la soirée du 22 octobre, à Tokyo, qui a vu ses compatriotes Hassan N’Dam N’Jkam et Thomas Masson s’incliner en championnat du monde, le Noiséen, lui, a connu une première dans sa carrière météorique : gagner aux… points. Il l’a en effet emporté à l’unanimité des juges devant le valeureux Ukrainien Ruslan Shchelev (14 v, 1 n, 8 d), lequel a donc réussi l’exploit de rester debout. Au Japon, le Francilien avait, de son propre aveu, des circonstances atténuantes : « Je n’étais pas au top de ma forme à cause du décalage horaire et du poids car ce n’était pas ma catégorie. Cependant, ce combat m’a beaucoup fait progresser. » Son entraîneur, Joseph Germain, abonde et reconnaît que son protégé n’a pas forcément eu la partie facile : « A Tokyo, plusieurs paramètres ont fait que Louis n’était pas tout à fait à son aise. Il y a d’abord eu le fait que je n’étais pas là (Joseph Germain avait dû rentrer précipitamment en France pour s’occuper de Carlos Takam qui venait de se voir désigner challenger du champion du monde des lourds, Anthony Joshua, N.D.L.R.). Cela l’a chamboulé car il n’a pas l’habitude d’être tout seul. Il s’est senti un peu perdu. Sur le ring, il a boxé sans trop de consignes tactiques. Je ne dirais donc pas qu’il a fait un mauvais combat d’autant qu’il avait en face de lui un adversaire qui tenait la route. En outre, dans la mesure où le match était prévu en quatre rounds, il n’était pas évident d’abréger les débats. L’essentiel est qu’il ait gagné. »
 
 
Et qu’il ait renoué, quelques semaines plus tard, avec les bonnes habitudes en étrillant, le 2 décembre, au Cannet, dès la première reprise, le Belge Ahmed El Ghoulbzouri (12 v, 1 n, 11 d), de surcroît avec la manière, ce dont se félicite le coach : « Louis a vraiment fait ce que l’on avait mis en place à la salle, en l’occurrence, donner son direct du gauche pour prendre le temps d’observer son adversaire et ensuite, faire le boulot. » Simple… Encore que le palmarès immaculé du garçon ne doit pas inciter à l’excès de précipitation. Son mentor se veut d’ailleurs prudent : « Je suis satisfait de son évolution car Louis est jeune. L’évolution passe justement par une plus grande maîtrise et sa capacité à écouter ce que je lui demande de faire. Il ne faut pas qu’il se jette dans la bataille comme il le faisait à ses débuts pour en finir tout de suite. Louis apprend à avancer prudemment, sans prendre le risque de se faire contrer ni vouloir aller trop vite. Il est sur la bonne voie. »
 
« Ce qui m’importe, c’est de boxer pour apprendre le métier »
 
Redescendu dans sa véritable catégorie, les super-moyens, l’ex-champion de France des mi-lourds, qui a abandonné sa ceinture, se sent mieux à l’étage inférieur et se montre d’une assiduité sans faille : « En mi-lourds, je suis un peu plus lent et pas aussi explosif. En super-moyens, le rapport vitesse-force est nettement plus à mon avantage. Pour le reste, il y a toujours à travailler. Je sens que je progresse mais quand je regarde des combats de haut niveau, je sens aussi que j’ai encore énormément à apprendre. Je ne suis pas complet. Il faut que je m’entraîne dur pour arriver au meilleur niveau. Ce qui m’importe, c’est de boxer pour apprendre le métier. Je dois encore bosser. Ensuite seulement, on verra si je suis loin ou pas du niveau européen. »
 
 
Crédit photo  - Denis Boulanger -  Presse Sports
 
Certes mais quelles sont à présent les perspectives ? Défier le vainqueur du prochain et très attendu championnat de France qui doit opposer, le 20 janvier, à Paris, le tenant, Chamil Ismaïlov, au challenger, Kévin Lele Sadjo ? « Nous allons examiner les opportunités qui se présenteront et en parler avec son promoteur, Sébastien Acariès, répond Joseph Germain. Je pense que Louis est prêt pour affronter le vainqueur quel qu’il soit. Si cela se faisait, nous travaillerions en conséquence et nous mettrions en place ce qui est nécessaire. Louis a déjà été champion de France mais, à titre personnel, ce que j’aurais souhaité, c’est qu’il refasse un championnat en super-moyens. Encore une fois, nous allons en discuter car si l’on nous propose autre chose, pourquoi pas ? »
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert

 

 

 

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